MIRACLE SUR LE BOULEVARD DE L’AÉROPORT

Le mot « miracle » est de plus en plus galvaudé ces derniers temps, surtout depuis que les églises de réveil ont pignon sur rue dans notre pays. Pourtant ce qui s’est passé ce jeudi 11 avril 2013 aux environs de 20h45 au carrefour de l’armée française à Port-Gentil relève indubitablement du miracle.

Ce soir, alors qu’il rentre chez lui à la Cité des Professeurs, derrière le lycée d’État, au volant de sa voiture de marque Mitsubishi break, Idriss Boulingui, professeur d’anglais au Lycée Technique Jean Fidèle Otando (LTJFO) de Port-Gentil n’imagine pas un seul instant qu’il va être impliqué dans l’un des accidents les plus spectaculaires de ces derniers mois dans la cité pétrolière.

Revenant du quartier Bac Aviation raccompagner un ami, il emprunte la route menant vers l’aéroport. Arrivé au carrefour de l’armée française, il décide de s’engager sur la route Bongo Ondimba. Mal lui en a pris car au même moment un véhicule de marque Pajero, appartenant à la société Foselev, roulant dans le sens Carrefour École de Commerce - Aéroport le percute violemment. Un autre véhicule roulant derrière le Pajero va percuter également le Mitsubishi. La collision est si violente que le Mitsubishi va être trainé sur près de 100 mètres, capot et moteur arrachés, pour se retrouver quasiment à l’entrée de la base de l’armée française. Dans sa course folle, le véhicule fait plusieurs tonneaux et arrache une partie de la haie vive de l’une des propriétés situées près du carrefour. Heureusement que le conducteur portait sa ceinture de sécurité, ce qui lui a sûrement sauvé la vie.

Au vu du choc et de l’importance des dégâts matériels, on peut estimer que le Pajero roulait à plus de 120 Km/h. Selon le conducteur du Pajero, le Mitsubishi roulait sans phares et il ne l’a vue qu’au dernier moment. « Tout à coup, j’ai vu une voiture surgir latéralement. Le type roulait sans phares, c’est pourquoi je ne l’ai pas vu à temps.»

Coincé dans l’habitacle de son véhicule, M. Boulingui sera désincarcéré par les pompiers dont la brigade se trouve non loin du lieu de l’accident. Il est immédiatement conduit à l’hôpital régional de Ntchengué où il va subir une batterie d’examens. Malgré la violence du choc, ces examens ne révéleront aucune blessure ni lésion interne.

Après avoir été informé de l’accident, le procureur de la République se rend immédiatement sur les lieux où il constate la violence de la collision. Il tient à parler au téléphone avec l’accidenté. Bien qu’ayant ce dernier au bout du fil, le procureur de la République a du mal à croire que le conducteur ait pu sortir vivant de cet accident.

Un autre fait troublant concernant cette collision. Devant l’une des maisons jouxtant le lieu l’accident il y a généralement un gardien de nuit. Ce soir là, pour une raison que nous ignorons, le veilleur de nuit n’était pas présent à son poste de travail. On peut dire que cette absence lui a sauvé la vie. Car, dans sa course effrénée, le Mitsubishi a traversé comme un bolide le lieu où il est assis tous les soirs et l’aurait sûrement tué s’il avait été là.

Plusieurs professeurs ont rendu visite à leur collègue accidenté de la route. Certains lui ont suggéré de célébrer une messe d’actions de grâce afin de remercier le Seigneur pour ce que nombre d’entre eux considèrent comme un miracle.

Sébastien NZUZI, LTB News, 14 avril 2013

 

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